20 juin 2019 09:21

Alternants, Sport Passion

Alternants, ils cumulent apprentissages théoriques et pratiques. Ils ont aussi d’autres passions comme en témoignent Alexis et Vincent.

Leur point commun à tous les deux ? Le sport. Plutôt de haut niveau. Depuis deux ans, ils s’entraînent régulièrement ensemble. Un premier portrait sur Vincent qui pratique le triathlon.

Vincent CLAVEL

J’ai toujours été sportif. A 6 ans, j’ai fait le choix de faire de l’enduro. J’ai évolué dans le milieu de la moto jusqu’à l’âge de 18 ans. Pour poursuivre mes études après l’obtention de mon bac, j’ai été contraint de quitter Mende. Je ne pouvais plus pratiquer l’enduro aussi librement ou du moins comme j’en avais envie. J’ai donc fait le choix de me lancer dans une nouvelle discipline, le triathlon longue distance. Il s’agit de trois épreuves d’endurance enchaînées : natation, cyclisme et course à pied.Ce sport m’a toujours attiré et j’ai saisi cette occasion pour me lancer de nouveaux défis. Aujourd’hui j’ai la chance de partager cette discipline en famille avec ma sœur, mon entraineur, de voyager, de découvrir d’autres pays et de faire des rencontres. C’est enrichissant !

Vincent, amateur de triathlonC’est donc à 18 ans que j’ai intégré le club de triathlon Rodez. J’ai ensuite croisé la route de Jean Sébastien Salendres. Au delà d’être mon entraîneur et d’organiser mon programme d’entrainement quotidien, il est devenu un ami. Il m’a offert sa confiance, son soutien et m’aide à me dépasser chaque jour pour progresser. Notre complicité a commencé sur l’Ironman de Roth, en Allemagne en Juin 2017. Cette course correspond au format le plus long de la discipline, à savoir : 3800m de natation – 180,2 km de vélo – et un marathon 42 km. Cet évènement réuni plus de 6 000 participants. C’est une discipline très appréciée et très médiatisée dans ce pays contrairement à la France. Mon résultat fut très satisfaisant et m’a donné envie de poursuivre cette aventure. J’ai terminé à la 6ème place de ma catégorie (18/24 ans) ce qui m’a permis de décrocher une qualification au championnat du monde Challenge Family à Samorin (Slovaquie).

De ce fait, en 2018, j’ai participé au Championnat du Monde en Slovaquie toujours à Samorin. J’ai terminé à la 3ème place de ma catégorie et 45ème au scratch sur 2500 participants. Cette médaille de bronze m’a qualifié automatiquement au championnat du monde pour la saison 2019. L’épreuve s’est déroulée à Samorin également, le 2 juin dernier. J’ai terminé au pied du podium dans ma catégorie. Cette 4ème place n’est pas une déception car j’améliore mon temps de dix précieuses minutes par rapport à l’an dernier. C’est une belle satisfaction de voir que j’ai encore réussi à progresser cette saison. Il reste encore beaucoup de chose à améliorer et c’est ce qui est intéressant. Ce résultat me permet de mettre en avant des axes de travail pour la suite.

Le triathlon ?

Ça fait maintenant quatre ans que je pratique ce sport. C’est plus qu’une discipline. Je dirais que c’est un véritable mode de vie qui demande parfois de faire des sacrifice. Ce sport correspond à un triple effort, et implique donc d’être performant dans les trois disciplines : la natation, le vélo et la course à pied. Il faut s’entraîner dur et quotidiennement. La charge d’entraînement est d’environ 15 à 20 h par semaine. Soit 1h30 tous les soirs et entre 4 et 5 heures par jour le week-end. Je m’appuie sur un planning d’entrainement envoyé par mon entraineur chaque semaine et j’essaye de suivre un régime alimentaire.

J’ai fait le choix de mener des études en parallèle. Ce n’est pas toujours évident, cela demande d’être organisé. Mes journées sont bien remplies et la gestion de la fatigue est primordiale. Mais c’est mon choix. C’est un besoin et c’est comme ça que je trouve un bon équilibre de vie. Je le vis comme un accomplissement personnel, un dépassement de soi. On apprend beaucoup sur ce que l'on est.

La plus grande difficulté d’une course ?

Le mental. Il représente 80 % pour 20 % de physique.

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